Message de la Commissaire

Énoncé sur l’annonce de la Commission d'enquête indépendante sur la COVID-19 dans les foyers de soin

Énoncé sur l’annonce de la Commission d'enquête indépendante sur la COVID-19 dans les foyers de soin

(29 juillet 2020) Je félicite le juge en chef adjoint Frank N. Marrocco, l’ancienne cadre supérieure de la fonction publique de l’Ontario, Angela Coke et le Dr Jack Kitts pour leur nomination en tant que commissaires qui mèneront les travaux de la commission d'enquête indépendante sur la COVID-19 dans les foyers de soins de longue durée.

Je suis confiante que leur vaste expertise leur permettra de mener à bien le mandat qui leur a été confié de formuler à l'intention du gouvernement des conseils sur la manière de mieux protéger les résident(e)s et le personnel des foyers de soins de longue durée contre toute éclosion future. Je leur souhaite un grand succès afin que les foyers de soins de longue durée de la province soient des lieux de soins de haute qualité et sécuritaires.

J’ai d’ailleurs écrit aux commissaires afin de pouvoir discuter davantage de leur vision de la place de la francophonie au sein de leurs travaux.

Bien que je m’attendais à ce qu’au moins un(e) des commissaires nommé(e) soit francophone, j’ai grand espoir que les commissaires s’assureront de faire une revue exhaustive des enjeux, incluant ceux spécifiques aux francophones. Je surveillerai de près les travaux de la Commission.

Aujourd’hui, j’ai également communiqué au premier ministre être préoccupée de remarquer que le mandat donné par le gouvernement à la Commission n’inclut aucune attente explicite sur l’offre de services en français ou sur la représentation des besoins spécifiques des francophones dans le cadre des travaux de la Commission.

J’ai également communiqué au premier ministre être très préoccupée que le mandat permette à la Commission de produire le rapport dans une seule langue si nécessaire :  

Les commissaires doivent également veiller à ce que le rapport final soit présenté en français et en anglais en même temps. Toutefois, si, de l'avis des commissaires, la santé et la sécurité du public n'étaient pas assurées dans l'éventualité où la présentation du rapport serait retardée et si la version du rapport n'était disponible que dans une seule langue, les commissaires peuvent présenter le rapport dans une seule langue. Si le rapport est présenté dans une seule langue, la version du rapport dans l'autre langue doit être présentée dès que possible.
Commission d'enquête sur la COVID-19 dans les foyers de soins de longue durée


J’ai recommandé au premier ministre de s’assurer que le rapport de la Commission soit produit simultanément en français et en anglais afin d’éviter tout retard. Je lui ai également demandé de voir à ce que le gouvernement exprime de façon claire ses attentes à la Commission par rapport à l’offre de services en français.

Je surveillerai de près les travaux de la Commission.
 


Kelly Burke,
Commissaire aux services en français et Ombudsman adjointe

Intégration des Services en français – Bilan de la première année

Intégration des Services en français – Bilan de la première année

(1er mai 2020) Il y a maintenant un an que le Commissariat aux services en français et l’Ombudsman de l’Ontario se sont vus donner le mandat de joindre leurs forces pour promouvoir et protéger les services en français dans la province.  

La convergence de leurs forces a consolidé les deux institutions, grâce à un élargissement de leur champ d’action, ainsi qu’à la combinaison de leurs équipes, de leur passion et de leurs ressources.

De nombreuses possibilités naissent quand deux institutions se joignent l’une à l’autre. Bien que ce changement n’était pas sollicité, comme l’a souligné l’Ombudsman, son bureau a apporté de plein gré les changements nécessaires pour que l’intégration se déroule efficacement.

Certes, les deux institutions étaient renommées dans tout le pays, et dans le monde entier. Cependant, un organisme unique, plus vaste et influent, a été créé pour protéger les droits linguistiques des francophones dans la province et les faire progresser. Nous mettons en place un pilier unique et solide en matière de surveillance, un modèle à suivre pour d’autres institutions similaires.

Le principal avantage de cette fusion est le regroupement d’expert(e)s pour trouver des solutions. Nous avons maintenant une équipe plus grande et plus puissante, qui travaille de concert pour superviser l’action gouvernementale touchant les francophones. Nous travaillons à trouver des solutions en nous appuyant sur des pratiques exemplaires, internes et externes, afin que les droits des francophones soient respectés et que leurs besoins soient considérés.

Bien que nous entamons tout juste cette fusion, je suis motivée par les progrès que nous avons déjà accomplis pour résoudre proactivement des enjeux liés à la protection des services en français. Nous établissons des relations de travail efficaces, nous favorisons le travail d’équipe, le traitement proactif des plaintes et la prévention.

Les relations productives et efficaces que nous établissons avec les parties prenantes ont déjà porté leurs fruits. Les exemples suivants méritent particulièrement d’être soulignés :

  • Les lutrins utilisés par le premier ministre et ses ministres sont désormais bilingues.

  • Nous avons travaillé avec le ministère de la Santé, Télémédecine Ontario et Santé publique Ontario dès les premiers jours de la pandémie de la COVID-19 pour nous assurer que le personnel et les ressources nécessaires étaient en place afin de garantir une offre solide de services en français. Je suis d’ailleurs heureuse que ces deux organismes et le Ministère soient activement engagés et réceptifs à nos demandes.

  • Le ministère du Solliciteur général a reconnu le manque de services en français dans son rapport paru à la suite d’une Ce lien s'ouvre dans un nouvel ongletfausse alerte d’incident à la Centrale nucléaire de Pickering, et y a apporté des améliorations.

  • Suite à une plainte, nous avons travaillé avec le gouvernement pour renforcer l’offre de services en français dans un centre de Test au volant de London.


Je m’engage à demeurer accessible et mobilisée à l’égard de la communauté francophone et de tou(te)s les Ontarien(ne)s qui ont un intérêt pour les affaires francophones.

De fait, j’ai un calendrier complet de réunions virtuelles avec des fonctionnaires, des maires, des responsables de l’éducation, des organismes de soins de santé et des associations francophones de toute la province. J’ai bien hâte à la fin du confinement afin de pouvoir reprendre les conversations en personne avec vous toutes et vous tous.

J’ai également travaillé avec diligence pour perfectionner la manière dont nous administrons notre processus de traitement des plaintes. Il est important pour moi que les citoyen(ne)s reçoivent un service direct et de qualité de la part de mon équipe lorsqu’ils (elles) estiment que le gouvernement ou ses organismes n’ont pas respecté leurs obligations en vertu de la Loi sur les services en français.

Les plaignant(e)s ont maintenant directement accès à nous, et nous offrons un service efficace et personnalisé aux francophones. Ceci nous permet d’avoir une compréhension approfondie des enjeux de droits linguistiques soulevés par les Ontarien(ne)s ainsi que de leurs répercussions. Ces histoires démontrent de façon convaincante l’impact important du manque de services en français dans la vie des francophones et nous permettent de faire des demandes ciblées auprès du gouvernement, afin d’y apporter des solutions durables.

Mais… je ne me contente pas d’attendre que des enjeux me soient signalés par le biais de plaintes ou de l’actualité. Mes interactions continues avec les principales parties prenantes, mes conversations individuelles avec des membres de la communauté franco-ontarienne, et mon engagement auprès du gouvernement, des divers organismes et organisations me permettent de régler des problèmes avant qu’ils ne deviennent l’objet de plaintes.

Je bénéficie d’un mandat plus large pour parvenir à des résultats et également de ressources plus importantes qu’offre le Bureau de l’Ombudsman, y compris des processus de recrutement efficaces pour attirer des professionnel(le)s talentueux(euses) pour renouveler l’expertise de notre équipe.  

Dans une entrevue accordée au début de l’an dernier, l’Ombudsman Paul Dubé avait reconnu que l’intégration des deux bureaux ne serait pas chose facile. Il avait fait remarquer que l’effort était complexe et demanderait du temps, mais il s’est dit convaincu que les intérêts de la communauté francophone seraient bien servis à long terme.

Il avait raison. Tout ceci est complexe, mais les possibilités qui découlent de l’intégration dépassent de loin les enjeux. Et c’est un beau défi.  

Le défi est particulièrement grand, mais aussi gratifiant, en cette période de pandémie et d’état d’urgence, où les francophones ont plus besoin que jamais de recevoir des renseignements exacts, en temps opportun, en français.

C’est pourquoi j’ai été activement en contact avec le gouvernement, allant du premier ministre à la ministre des Affaires francophones, en passant par des hauts-fonctionnaires, et ce, depuis le début de la crise.

En tant que Commissaire et Ombudsman adjointe au Bureau de l’Ombudsman, je suis bien placée pour mener ces discussions, et je suis heureuse que le gouvernement ait saisi l’occasion de dialoguer et d’agir en collaboration avec mon bureau face à ces questions importantes.

Bien que la question des lacunes dans les services de communication en français reste entière, je suis heureuse que mes discussions productives avec le gouvernement aient mené à ce que le premier ministre fasse ce constat important, dans une lettre qu’il m’a envoyée récemment :

« […] les francophones de l’Ontario ont le droit de recevoir des services de communication en français équivalents à ceux offerts en anglais. Ceci est d’autant plus pertinent en cette période de crise. »


La décision récente du gouvernement d’offrir les points de presse quotidiens avec traduction simultanée est un exemple probant de ce qu’on peut accomplir quand une Commissaire, un gouvernement et une communauté travaillent vers un but commun. Je tiens également à reconnaître la contribution primordiale du président, du greffier et du personnel de l’Assemblée législative pour nous donner les moyens d’atteindre ce but.

Durant l’année à venir, il y aura encore beaucoup de travail à faire et l’intégration continuera d’évoluer. Le temps suivra son cours, il y aura à nouveau des périodes fastes, des changements et d’autres défis à relever.

Je suis très reconnaissante de l’accueil chaleureux et du soutien que j’ai reçus de toute la province durant ces quatre premiers mois dans mon poste de Commissaire. D’Ottawa à Sudbury, de Toronto à Chatham, Thunder Bay, Embrun et ailleurs, les encouragements qui me sont parvenus de centaines d’intervenant(e)s, dans de multiples secteurs allant des soins de santé à l’éducation en passant par la justice et d’autres services gouvernementaux, sont réconfortants et très appréciés.

Notre travail ensemble ne fait que commencer et je me réjouis de continuer à obtenir des résultats positifs pour les francophones de toute la province, et à effectuer des changements encore plus positifs et déterminants à l’avenir.


Kelly Burke,
Commissaire aux services en français et Ombudsman adjointe

Nos démarches pour améliorer les services en français dans notre province

Nos démarches pour améliorer les services en français dans notre province

(17 avril 2020) Il y a maintenant un mois, jour pour jour, que l’Ontario déclarait l’état d’urgence. Nous faisons face à des mesures sans précédent.

Je me suis engagée, dès le début de la pandémie de la COVID-19, à surveiller l’offre de services en français : voir communiqué.

J’ai contacté la Santé publique de l’Ontario, le ministère de la Santé et Télémédecine Ontario pour vérifier que tout était en place pour offrir des services en français de qualité et équivalents.

Selon nos observations, il y a eu un effort important de la part du gouvernement de communiquer à la population en français, comme la diffusion en français de toutes les informations sur le site de nouvelles du gouvernement de l’Ontario et par l’entremise des médias francophones communautaires.  

J’ai aussi entendu les inquiétudes de la communauté francophone qui, par l’entremise de plaintes faites à mon Bureau, de discussions et d’interventions publiques d’organismes phares comme l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, a manifesté un mécontentement important au sujet des points de presse du gouvernement offerts en anglais uniquement.

Ce sont des inquiétudes que je partage. Dans une déclaration que j’ai envoyée aux médias francophones la semaine dernière, je communiquais notamment mes préoccupations par rapport aux aîné(e)s et aux francophones en régions éloignées qui n’ont peut-être que ces points de presse télévisés comme source de nouvelles : Ce lien s'ouvre dans un nouvel ongletRadio-Canada.

J’ai eu des discussions régulières depuis ces dernières semaines avec le gouvernement. J’ai soulevé les enjeux avec le premier ministre, la ministre Mulroney et la fonction publique et j’ai reçu l’assurance que le gouvernement reconnaît le droit des francophones à recevoir des services équivalents en français à ceux offerts à l’ensemble de la population.

Et nous voyons des avancées importantes qui découlent de nos démarches.  Je suis très heureuse de voir que le gouvernement réagit en temps réel pour offrir maintenant la traduction simultanée lors des Ce lien s'ouvre dans un nouvel ongletpoints de presse quotidiens.

Il y a toujours façon de mieux faire les choses, de s’améliorer, et je pense que la situation actuelle le démontre bien. J’observe de près ce que fait le gouvernement et je suis très engagée auprès de la communauté et à l’écoute, en préparation du bilan que je ferai et des leçons à tirer de situations exceptionnelles comme celle dans laquelle nous nous trouvons.

À l’automne, lorsque je présenterai mon premier rapport annuel, j’attacherai une importance particulière aux constats de la crise de la COVID-19, ainsi qu’aux situations d’urgence de façon générale. Ces moments où les francophones sont doublement vulnérables démontrent qu’on doit avoir une planification solide et des ressources autant humaines que matérielles, pour être en mesure de fournir une offre réellement équivalente de services en français.

Les plaintes que je reçois me démontrent un besoin de revoir nos pratiques en cas d’urgence afin d’être à la hauteur de ce que les francophones sont en droit de recevoir de la part de leur gouvernement.

Soyez assuré(e)s que je demeure engagée, vigilante et prête à poursuivre mes démarches afin d’enrichir les services en français dans notre province.


Kelly Burke,
Commissaire aux services en français et Ombudsman adjointe

À propos de la 50e Journée de la francophonie et des sujets d’actualité

À propos de la 50e Journée de la francophonie et des sujets d’actualité

(20 mars 2020) Le 20 mars 2020, nous avons souligné la 50e Journée internationale de la francophonie. Saviez-vous que le français est la 5e langue la plus parlée dans le monde? Selon l’Organisation internationale de la Francophonie, dont l’Ontario est membre observateur et qui regroupe 88 États et gouvernements, environ 300 millions de personnes dans le monde déclarent parler français sur 5 continents.

La francophonie de l’Ontario fait partie de cette vaste communauté : 1,5 million de personnes en Ontario affirment parler français, parmi lesquelles, selon la définition inclusive, 622 415 sont francophones. Et les francophones viennent de partout : d’ici, d’ailleurs au Canada, de France, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de la République démocratique du Congo, du Liban, du Maroc, de l’Algérie, de l’Île Maurice, du Viêtnam, d’Haïti et de bien d’autres endroits encore.

Nous sommes une destination de choix pour les francophones qui veulent vivre leur francophonie pleinement et qui veulent contribuer activement au développement social, culturel, politique et économique de notre province.

Il y a quelques semaines, j’ai entamé une tournée des différentes régions de la province à la rencontre des francophones de l’Ontario. Mon objectif est d’être à l’écoute de leurs ambitions, leurs réussites et leurs idées pour que la société ontarienne continue d’être accueillante, inclusive et fière de sa francophonie. Notre essor autant économique que social dépend de cette contribution de tous et toutes.

Au cours de cette tournée, j’ai entendu des préoccupations importantes qui soulignent la nécessité d’avoir accès rapidement à de la main d’œuvre bilingue capable d’offrir des services en français. J’ai entendu des organismes gouvernementaux à la recherche de pratiques exemplaires pour améliorer leur offre de services en français. J’ai entendu des organismes communautaires leaders qui cherchent à partager leur expertise sur les besoins des francophones de la province.

C’est ça la communauté francophone de l’Ontario : une communauté vibrante, dynamique et ouverte qui a des opportunités et en cherche constamment de nouvelles.

Mais la communauté francophone est aussi minoritaire dans notre province. Être une minorité n’est pas une faiblesse. Une minorité est constituée de personnes fortes, convaincues, persévérantes et résilientes.

En tant que Commissaire aux services en français de l’Ontario et Franco-Ontarienne, je veux m’assurer que dialogue, collaboration et opportunités soient possibles et que l’apport positif de la langue française soit reconnu dans notre province.

Je veux aussi m’assurer que notre francophonie demeure forte et capable de contribuer activement à l’essor de la province. Au cours des dernières semaines, j’ai eu des conversations productives et motivantes avec le ministère de la Santé, Santé publique Ontario et Télésanté Ontario. Tous jouent un rôle de premier plan dans le combat contre le coronavirus, et m’ont affirmé être très au fait de l’importance de l’offre de services en français.

Le coronavirus affecte tous les domaines de notre société, les sphères publiques et privées, notre environnement de travail et familial, notre santé, notre mode de vie et notre économie. Ce sont dans des moments complexes comme celui-ci qu’on voit l’importance d’une offre de service robuste, capable de permettre aux Ontariens et aux Ontariennes d’être servis dans la langue de leur choix.

Nous avons tous et toutes une responsabilité parfois légale, parfois morale, qu’on soit un gouvernement, une agence, une municipalité ou une entreprise privée, de démontrer une proactivité dans la planification et l’organisation de nos services dans les deux langues.

J’invite donc chacun et chacune d’entre nous à faire un effort conscient pour s’assurer que tous et toutes puissions contribuer pleinement à notre société ontarienne, et que nous puissions tirer avantage des grandes opportunités qu’apporte la langue française à notre province.

Et je demeure engagée, présente et déterminée à vous soutenir si vous n’êtes pas satisfaits et satisfaites du niveau de service que vous recevez. Mon équipe de l’Unité des services en français est à votre disposition pour toute plainte. Nos bureaux et nos lignes téléphoniques étant actuellement fermés en raison de la COVID-19, notre personnel travaille à domicile et fait de son mieux pour vous répondre. Pendant cette période, les plaintes peuvent être déposées en utilisant notre formulaire de plainte en ligne ou par courriel à sf-fls@ombudsman.on.ca.


Kelly Burke,
Commissaire aux services en français et Ombudsman adjointe