L’Ombudsman nomme Kelly Burke nouvelle Commissaire aux services en français

L’Ombudsman nomme Kelly Burke nouvelle Commissaire aux services en français

janvier 13, 2020

13 janvier, 2020

L’Ombudsman Paul Dubé a annoncé aujourd’hui que Mme Kelly Burke s’est jointe à son Bureau en tant que nouvelle Commissaire aux services en français de l’Ontario. Mme Burke, ancienne sous-ministre adjointe et avocate dotée de plusieurs années d’expérience dans des postes de haut niveau au sein de la fonction publique de l’Ontario, notamment au ministère des Affaires francophones, commence à travailler dans ses nouvelles fonctions ce matin.

TORONTO (13 janvier 2020) – L’Ombudsman Paul Dubé a annoncé aujourd’hui que Mme Kelly Burke s’est jointe à son Bureau en tant que nouvelle Commissaire aux services en français de l’Ontario. Mme Burke, ancienne sous-ministre adjointe et avocate dotée de plusieurs années d’expérience dans des postes de haut niveau au sein de la fonction publique de l’Ontario, notamment au ministère des Affaires francophones, commence à travailler dans ses nouvelles fonctions ce matin.

« Des efforts considérables ont été faits pour trouver la meilleure personne au Canada capable de remplir ce rôle, et je suis convaincu que nous y sommes parvenus », a dit M. Dubé. « Je suis ravi d’avoir trouvé Mme Burke et je sais qu’elle se fera avec succès la championne des droits linguistiques que nous souhaitons tous avoir comme Commissaire. Nous avons de la chance d’avoir trouvé quelqu’un d’une telle envergure et d’une telle expérience en matière de leadership pour ce rôle. »

Mme Burke sera un membre essentiel de l’Équipe de haute direction de l’Ombudsman, au niveau d’Ombudsman adjointe. « Avec ses compétences juridiques et sa vaste expérience du gouvernement, elle sera un atout considérable pour l’ensemble de notre Bureau », a dit l’Ombudsman. « Nous nous réjouissons à l’idée de travailler avec elle et nous sommes convaincus que les plus beaux jours des Services en français en Ontario ne sont pas révolus, mais à venir. »

Complètement bilingue dans les deux langues officielles, Mme Burke a tout récemment occupé les fonctions de sous-ministre adjointe au ministère des Collèges et Universités. Auparavant, de 2014 jusqu’à janvier 2019, elle a travaillé au ministère des Affaires francophones en tant que sous-ministre adjointe et directrice générale de l’administration, faisant œuvre de sous-ministre par intérim durant une partie de 2015.

Elle a joué un rôle déterminant dans des projets comme la création d’un monument à Queen’s Park pour marquer le 400e anniversaire de la présence française en Ontario, ainsi que la mobilisation de la communauté pour un projet pilote visant à améliorer l’accès à la justice en français à Ottawa.

Mme Burke a aussi occupé des postes de cadre supérieure au ministère du Procureur général, au ministère des Affaires intergouvernementales et au Secrétariat du renouveau démocratique, ainsi qu’au ministère des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs (Conseil de gestion du gouvernement, où elle a été notamment conseillère juridique des commissaires aux conflits d’intérêts et aux services en français de l’Ontario). Mme Burke est une avocate chevronnée en droit du travail et elle a travaillé comme enseignante en immersion française au début de sa carrière.

« C’est un privilège de faire partie d’un organisme qui est renommé en tant qu’agent de changement positif », a dit Mme Burke du Bureau de l’Ombudsman. « Étant passionnément franco-ontarienne, j’ai sollicité ce rôle, car il m’offre une occasion unique de contribuer par mes connaissances et mon expérience à la promotion des droits linguistiques des francophones au sein d’un organisme renommé pour son efficacité. Sachant que je pourrai m’appuyer sur les connaissances expertes et les ressources du Bureau de l’Ombudsman, j’envisage avec enthousiasme ce que l’Unité des services en français pourra accomplir pour les francophones et les francophiles en Ontario. »

Le 1er mai 2019, la loi provinciale a transféré les responsabilités de l’ancien bureau du Commissaire aux services en français à l’Ombudsman. « Bien que mon Bureau n’ait pas sollicité ce mandat, nous y voyons une occasion historique de renforcer le respect des droits linguistiques des francophones en Ontario, en poursuivant le travail accompli par le Bureau de l’ancien Commissaire », a dit M. Dubé. « Les francophones bénéficieront d’un organisme plus puissant et plus influent pour promouvoir leurs droits, et la nouvelle Commissaire œuvrera au sein d’un organisme plus vaste, doté de plus d’expérience, avec un mandat plus large. Elle sera proactive, très présente et ouverte à la communauté.

« Le rôle de la Commissaire consiste à être une agente indépendante et efficace de changement positif. Il est aussi de prendre ardemment la défense des droits aux services linguistiques en français. Ayant joué un rôle essentiel dans la prestation de services en français, Mme Burke a déjà une solide connaissance des principaux intervenants, intéressés et enjeux. »

L’Ombudsman est un officier indépendant et impartial de l’Assemblée législative de l’Ontario qui examine et règle les plaintes du public sur les organismes du gouvernement provincial, ainsi que sur les services en français, les services de protection de l’enfance, les municipalités, les universités et les conseils scolaires. L’Ombudsman n’infirme pas les décisions des représentants élus et n’établit pas de politique publique, mais il fait des recommandations pour garantir l’équité, la transparence et la responsabilisation dans l’administration. Ses recommandations ont été très majoritairement acceptées. En 2018-2019, son Bureau a reçu 27 419 plaintes, dont 61 % ont été réglées en deux semaines.

Prière de voir le document d’information ci-dessous.
 

AVIS AUX MÉDIAS :
M. Dubé et Mme Burke ne feront pas de commentaires aujourd’hui, mais ils parleront aux médias lors d’une conférence de presse le mercredi 15 janvier au Studio des médias à Queen’s Park, à 13 h. Les journalistes qui ne sont pas membres de la Tribune de la presse à Queen’s Park sont priés de se présenter Salle 149 de l’édifice de l’Assemblée législative pour obtenir un laissez-passer, ou d’appeler le 416-325-7922. La conférence de presse sera aussi diffusée en direct sur le site Web de l’Ombudsman, www.ombudsman.on.ca.


Pour plus de renseignements, communiquez avec :
Linda Williamson, Directrice des communications
416-586-3426, lwilliamson@ombudsman.on.ca

Emmanuelle Bleytou, Gestionnaire des communications (par intérim)
416-586-3523, ebleytou@ombudsman.on.ca
 

 

Document d’information : Services en français et Bureau de l’Ombudsman


Le 1er mai 2019, la loi qui a transféré toutes les fonctions de l’ancien Bureau du Commissaire aux services en français (CSF) au Bureau de l’Ombudsman de l’Ontario est entrée en vigueur. La loi stipulait que le Bureau de l’Ombudsman créerait un poste de Commissaire, au niveau d’Ombudsman adjoint. Cette même loi transférait aussi les fonctions d’enquête (mais non les fonctions de défense des intérêts) de l’ancien Intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes (IPEJ) à l’Ombudsman le 1er mai.

 

Premières étapes :

Pour garantir un service sans interruption au public – tout en conciliant les responsabilités de trois bureaux et équipes distincts, dans trois unités de négociation différentes – l’Ombudsman a créé deux nouvelles unités, l’une vouée aux Services en français et l’autre aux Enfants et aux jeunes. Ces deux unités sont constituées d’anciens employés du CSF et de l’IPEJ, et fonctionnent sur les modèles de règlement des plaintes et d’enquête depuis longtemps établis au Bureau de l’Ombudsman.

Durant cette transition, le Bureau de l’Ombudsman a aussi restructuré des postes qui étaient redondants ou qui ne relevaient pas de son nouveau mandat, éliminant 49 emplois à l’ancien IPEJ et trois à l’ancien CSF. L’ancien Directeur général du CSF a été nommé Commissaire par intérim. Quand il est parti, le 15 août, M. Dubé a pris le rôle de Commissaire par intérim.

En juin, l’Ombudsman a accueilli la sixième conférence annuelle de l’Association internationale des commissaires linguistiques, dont il est maintenant membre. Il a ainsi tenu un engagement pris par l’ancien CSF, et l’événement a été organisé par le personnel de l’Unité des services en français.

 

Recrutement d’une/un Commissaire :

Le 15 août 2019, l’Ombudsman a annoncé qu’il entreprenait une recherche nationale pour trouver un Commissaire permanent, à la tête de l’Unité des services en français. Son Bureau a retenu les services d’une firme de recrutement des cadres et a nommé deux spécialistes pour appuyer l’Ombudsman dans cette sélection : la professeure Linda Cardinal, de l’Université d’Ottawa, et Michel A. Carrier, alors Commissaire aux langues officielles par intérim du Nouveau-Brunswick. M. Dubé a fait savoir que la sélection du nouveau Commissaire était prévue pour la fin de l’automne 2019. La firme de recrutement a identifié plus de 100 candidats potentiels, a étudié des dizaines de demandes provenant de partout au Canada et a compilé une liste restreinte de candidats sélectionnés pour des entrevues. Mme Burke a été retenue en sélection finale à la mi-décembre, comme prévu au calendrier, et les détails de sa date d’entrée en fonctions et de son contrat ont été conclus après la saison des fêtes. Comme l'Ombudsman est complètement indépendant du gouvernement dans toutes ses activités, y compris dans la dotation en personnel, le gouvernement provincial n’a aucunement participé à ce processus et ne l’a nullement influencé.

 

Traitement des plaintes :

À partir du 1er mai 2019, l’Unité des services en français a continué de traiter les plaintes, de travailler sur les cas en cours, de signaler proactivement les problèmes aux organismes gouvernementaux et de cerner les enjeux en vue d’enquêtes potentielles. De nombreux cas ont été réglés avec succès (plusieurs ont été mentionnés sur le site Web de l’Ombudsman et dans son e-bulletin mensuel). Le volume de cas est resté constant, et l’Ombudsman a mis en œuvre de nouvelles méthodes de recueil des plaintes. À la fin novembre, l’Ombudsman a désactivé le portail automatisé de plaintes en ligne utilisé par l’ancien CSF, garantissant ainsi que toutes les plaintes obtiennent désormais une réponse directe du personnel de l’Unité des services en français.

Cette Unité est en train de faire la transition vers un nouveau système de gestion des plaintes, identique à celui utilisé par le Bureau de l’Ombudsman pour faire le suivi des cas, surveiller les problèmes et compiler les statistiques. Les statistiques de plaintes pour toutes les unités seront communiquées dans le Rapport annuel de l’Ombudsman au mois de juin cette année. De plus, la Commissaire fera paraître des rapports séparés, selon les besoins.

Le rôle du Bureau de l’Ombudsman en tant que « lieu de dernier recours » est souvent mal compris. En fait, l’Ombudsman et son équipe travaillent souvent de manière proactive au règlement de cas individuels et de problèmes plus vastes. Toutes les unités de l’Ombudsman règlent les plaintes rapidement et efficacement, dans toute la mesure du possible, grâce à leurs agents de Règlement préventif. Les plaintes sont acheminées vers les processus pertinents de plaintes, mais pour les questions qui ont déjà été rejetées ou qui ne peuvent pas être résolues, le personnel de l’Ombudsman peut intervenir – et il le fait.

 

Rôle et indépendance de la Commissaire :

Le Bureau de l’Ombudsman est impartial et complètement indépendant du gouvernement. En tant que partie intégrante de ce Bureau, la Commissaire bénéficiera de son indépendance, de sa crédibilité durable et de son influence. La Commissaire sera aussi indépendante des groupes d’intérêts et des lobbyistes. Son rôle consistera à travailler dans l’indépendance et l’impartialité pour promouvoir les droits linguistiques des francophones, et non pas à être porte-parole d’un groupe, quel qu’il soit.

La Commissaire agira de manière proactive pour promouvoir les droits aux services en français et élaborera un plan stratégique de communications qui lui permettra de rencontrer régulièrement autant d’intervenants que possible. Disposant des ressources plus vastes de communications et de sensibilisation du Bureau de l’Ombudsman, la Commissaire sera très présente et ouverte aux intervenants. La Commissaire sera aussi en droit d’engager du personnel et de créer des postes au sein de l’Unité des services en français.

 

Enquêtes et travail proactif :

L’Ombudsman a depuis toujours le pouvoir d’ouvrir des enquêtes de sa propre initiative, et non pas uniquement en réponse aux plaintes. Il fait un suivi des recommandations acceptées, pour veiller à leur mise en œuvre, et son Bureau signale aussi régulièrement les problèmes aux organismes du secteur public pour les régler proactivement, tout en faisant un suivi de la manière dont ils sont traités. En outre, l’Ombudsman et son équipe de haute direction rencontrent régulièrement de hauts fonctionnaires et ministres gouvernementaux pour discuter des enjeux, et son Bureau fait des présentations sur des projets de loi du gouvernement, lorsqu’il y a lieu. Le Bureau de l’Ombudsman est aussi connu partout dans le monde pour la qualité et les incidences de ses enquêtes systémiques, qui ont suscité de vastes réformes gouvernementales, concernant des millions d’Ontariens. De plus, il a donné des formations sur les techniques d’enquête à d’autres bureaux de chien de garde du Canada et partout dans le monde (y compris à l’ancien CSF). Grâce au travail de la Commissaire, les francophones bénéficieront de ces pouvoirs ainsi que des connaissances et des ressources d’enquête du Bureau de l’Ombudsman.