Énoncé de la Commissaire aux services en français de l’Ontario Kelly Burke pour la Journée internationale de la francophonie

Énoncé de la Commissaire aux services en français de l’Ontario Kelly Burke pour la Journée internationale de la francophonie

mars 20, 2020

20 mars, 2020

Aujourd’hui marque la 50e Journée internationale de la francophonie. Saviez-vous que le français est la 5e langue la plus parlée dans le monde? Selon l’Organisation internationale de la Francophonie, dont l’Ontario est membre observateur et qui regroupe 88 États et gouvernements, environ 300 millions de personnes dans le monde déclarent parler français sur 5 continents.

Toronto, le 20 mars 2020 – Aujourd’hui marque la 50e Journée internationale de la francophonie. Saviez-vous que le français est la 5e langue la plus parlée dans le monde? Selon l’Organisation internationale de la Francophonie, dont l’Ontario est membre observateur et qui regroupe 88 États et gouvernements, environ 300 millions de personnes dans le monde déclarent parler français sur 5 continents.

La francophonie de l’Ontario fait partie de cette vaste communauté: 1,5 million de personnes en Ontario affirment parler français, parmi lesquelles, selon la définition inclusive, 622 415 sont francophones. Et les francophones viennent de partout : d’ici, d’ailleurs au Canada, de France, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de la République démocratique du Congo, du Liban, du Maroc, de l’Algérie, de l’Île Maurice, du Viêtnam, d’Haïti et de bien d’autres endroits encore.

Nous sommes une destination de choix pour les francophones qui veulent vivre leur francophonie pleinement et qui veulent contribuer activement au développement social, culturel, politique et économique de notre province.

Il y a quelques semaines, j’ai entamé une tournée des différentes régions de la province à la rencontre des francophones de l’Ontario. Mon objectif est d’être à l’écoute de leurs ambitions, leurs réussites et leurs idées pour que la société ontarienne continue d’être accueillante, inclusive et fière de sa francophonie. Notre essor autant économique que social dépend de cette contribution de tous et toutes.

Au cours de cette tournée, j’ai entendu des préoccupations importantes qui soulignent la nécessité d’avoir accès rapidement à de la main d’œuvre bilingue capable d’offrir des services en français. J’ai entendu des organismes gouvernementaux à la recherche de pratiques exemplaires pour améliorer leur offre de services en français. J’ai entendu des organismes communautaires leaders qui cherchent à partager leur expertise sur les besoins des francophones de la province.

C’est ça la communauté francophone de l’Ontario : une communauté vibrante, dynamique et ouverte qui a des opportunités et en cherche constamment de nouvelles.

Mais la communauté francophone est aussi minoritaire dans notre province. Être une minorité n’est pas une faiblesse. Une minorité est constituée de personnes fortes, convaincues, persévérantes et résilientes.

En tant que Commissaire aux services en français de l’Ontario et Franco-Ontarienne, je veux m’assurer que dialogue, collaboration et opportunités soient possibles et que l’apport positif de la langue française soit reconnu dans notre province.

Je veux aussi m’assurer que notre francophonie demeure forte et capable de contribuer activement à l’essor de la province. Au cours des dernières semaines, j’ai eu des conversations productives et motivantes avec le ministère de la Santé, Santé publique Ontario et Télésanté Ontario. Tous jouent un rôle de premier plan dans le combat contre le coronavirus, et m’ont affirmé être très au fait de l’importance de l’offre de services en français.

Le coronavirus affecte tous les domaines de notre société, les sphères publiques et privées, notre environnement de travail et familial, notre santé, notre mode de vie et notre économie. Ce sont dans des moments complexes comme celui-ci qu’on voit l’importance d’une offre de service robuste, capable de permettre aux Ontariens et aux Ontariennes d’être servis dans la langue de leur choix.

Nous avons tous et toutes une responsabilité parfois légale, parfois morale, qu’on soit un gouvernement, une agence, une municipalité ou une entreprise privée, de démontrer une proactivité dans la planification et l’organisation de nos services dans les deux langues.

J’invite donc chacun et chacune d’entre nous à faire un effort conscient pour s’assurer que tous et toutes puissions contribuer pleinement à notre société ontarienne, et que nous puissions tirer avantage des grandes opportunités qu’apporte la langue française à notre province.

Et je demeure engagée, présente et déterminée à vous soutenir si vous n’êtes pas satisfaits et satisfaites du niveau de service que vous recevez. Mon équipe de l’Unité des services en français est à votre disposition pour toute plainte. Nos bureaux et nos lignes téléphoniques étant actuellement fermés en raison de la COVID-19, notre personnel travaille à domicile et fait de son mieux pour vous répondre. Pendant cette période, les plaintes peuvent être déposées en utilisant notre formulaire de plainte en ligne ou par courriel à sf-fls@ombudsman.on.ca.