L’Ombudsman de l’Ontario demande de plus stricts contrôles sur les collèges : Cambrian a laissé ses

L’Ombudsman de l’Ontario demande de plus stricts contrôles sur les collèges : Cambrian a laissé ses étudiants non-qualifiés; le Ministère a « abdiqué sa responsabilité »

août 25, 2009

25 août, 2009

L’Ombudsman de l’Ontario, André Marin, a lancé un avertissement sévère au gouvernement provincial, à quelques jours de la rentrée scolaire, lui demandant de mieux garder l’œil sur les collèges pour s’assurer que les étudiants obtiennent l’éducation qu’ils ont payée.

TORONTO (le 25 août, 2009) – L’Ombudsman de l’Ontario, André Marin, a lancé un avertissement sévère au gouvernement provincial, à quelques jours de la rentrée scolaire, lui demandant de mieux garder l’œil sur les collèges pour s’assurer que les étudiants obtiennent l’éducation qu’ils ont payée.

 

Image de la couverture du rapport Il ne faut pas jouer au malin avec l'école... encore!Lisez le rapport HTML | PDF
Lisez aussi le rapport Il ne faut pas jouer au malin avec l'école (14 juillet 2009)

Mot d’ouverture de l’Ombudsman (PDF accessible)
Aperçu (PDF accessible)
Faits et points saillants (PDF accessible)
Vidéos de la Conférence de presse (en anglais) (1) (2) (3)








« Les Ontariens sont en droit d’attendre mieux de leurs institutions », dit M. Marin dans Il ne faut pas jouer au malin avec l’école… Encore!, son deuxième rapport en deux mois sur le ministère de la Formation, des Collèges et Universités de l’Ontario. « Les étudiants devraient pouvoir compter sur le Ministère pour protéger leurs intérêts de consommateurs dans le secteur de l’éducation. Or, si ce qui s’est passé au Cambrian College est typique, il est clair que la surveillance du Ministère offre bien peu de réconfort. »

L’Ombudsman a recommandé que le Cambrian College, à Sudbury, indemnise les étudiants qui ont suivi son programme de gestion de l’information sur la santé, d’une durée de deux ans, mais qui ont découvert en fin de compte qu’ils n’étaient pas qualifiés pour les emplois lucratifs que le collège leur avait fait miroiter. Contrairement aux programmes similaires offerts par les autres collèges de l’Ontario, le programme de Cambrian n’avait jamais été reconnu par l’association nationale qui contrôle l’entrée dans la profession. Par conséquent, les étudiants ne pouvaient ni se présenter à l’examen de certification, ni obtenir le genre d’emplois en gestion des dossiers de la santé que Cambrian avait promus dans ses documents de recrutement.

L’enquête de l’Ombudsman, qui a été menée par l’Équipe d’intervention spéciale de l’Ombudsman (EISO), a été lancée l’an dernier quand 13 diplômés de ce programme se sont plaints, beaucoup disant qu’ils avaient perdu deux années de leur temps et des milliers de dollars à faire des études sans valeur. L’Ombudsman a conclu que la conduite de Cambrian envers les « étudiants qui ne soupçonnaient rien » était déraisonnable, injuste et erronée. « Le Cambrian Collège a constamment refusé d’assumer la moindre responsabilité pour la situation difficile dans laquelle se trouvent ses diplômés », souligne M. Marin dans son rapport.

Dans sa réponse finale à l’Ombudsman, Cambrian a déclaré qu’il était en désaccord avec la recommandation d’indemnisation faite par l’Ombudsman, mais a dit qu’il communiquerait avec les étudiants concernés « pour déterminer des moyens de continuer à répondre à leurs préoccupations ». Apparemment, Cambrian a commencé à contacter des étudiants après l’achèvement du rapport de l’Ombudsman.

Quant au Ministère, il a « abdiqué toute responsabilité de s’assurer qu’un collège dispense le programme proposé », a conclu M. Marin. Dans le cas de Cambrian, « il a ouvert les cordons de la bourse publique et a distribué l’argent sans prendre la moindre mesure pour s’assurer que le Collège tienne ses promesses… En fin de compte, ce sont les élèves et les diplômés du programme qui en ont souffert. »

Bien que le Ministère ait nié l’existence de problèmes systémiques dans la surveillance qu’il exerce sur les collèges, il a précisé qu’il était déterminé à veiller à une plus grande responsabilisation et il a modifié sa directive de politique quant aux responsabilités qui incombent aux collèges dans le marketing de leurs programmes. L’Ombudsman a qualifié de décevante cette réponse du Ministère.

« Je reste convaincu que, pour protéger les étudiants de l’Ontario tout en tirant au mieux parti des fonds des contribuables ontariens, le Ministère devrait exercer une surveillance accrue dans ce domaine », a-t-il dit, en soulignant qu’il continuerait de surveiller les mesures d’action prises par le Ministère.

Il ne faut pas jouer au malin avec l’école… Encore! suit le rapport présenté par l’Ombudsman en juillet 2009, Il ne faut pas jouer au malin avec l’école, dans lequel il a incité le gouvernement à mieux garder l’œil sur les collèges privés d’enseignement professionnel. Le titre des deux rapports fait référence à l’attitude arrogante montrée par des exploitants de collèges. Dans le premier cas, le Ministère a laissé Bestech Academy, collège privé d’enseignement professionnel, œuvrer illégalement pendant deux ans dans la région d’Hamilton-Niagara avant que cet établissement ne ferme brusquement ses portes, laissant ses étudiants insuffisamment formés et lourdement endettés.

Le Ministère a refusé d’indemniser les étudiants de Bestech, mais il s’est engagé à apporter d’autres améliorations et à communiquer régulièrement ses progrès à l’Ombudsman.

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