Énoncé de la Commissaire aux services en français : Nos démarches pour améliorer les services en français dans notre province

Énoncé de la Commissaire aux services en français : Nos démarches pour améliorer les services en français dans notre province

avril 17, 2020

17 avril, 2020

Il y a maintenant un mois, jour pour jour, que l’Ontario déclarait l’état d’urgence. Nous faisons face à des mesures sans précédent.

(TORONTO - le 17 avril 2020) Il y a maintenant un mois, jour pour jour, que l’Ontario déclarait l’état d’urgence. Nous faisons face à des mesures sans précédent.

Je me suis engagée, dès le début de la pandémie de la COVID-19, à surveiller l’offre de services en français : voir communiqué.

J’ai contacté la Santé publique de l’Ontario, le ministère de la Santé et Télémédecine Ontario pour vérifier que tout était en place pour offrir des services en français de qualité et équivalents.

Selon nos observations, il y a eu un effort important de la part du gouvernement de communiquer à la population en français, comme la diffusion en français de toutes les informations sur le site de nouvelles du gouvernement de l’Ontario et par l’entremise des médias francophones communautaires.  

J’ai aussi entendu les inquiétudes de la communauté francophone qui, par l’entremise de plaintes faites à mon Bureau, de discussions et d’interventions publiques d’organismes phares comme l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, a manifesté un mécontentement important au sujet des points de presse du gouvernement offerts en anglais uniquement.

Ce sont des inquiétudes que je partage. Dans une déclaration que j’ai envoyée aux médias francophones la semaine dernière, je communiquais notamment mes préoccupations par rapport aux aîné(e)s et aux francophones en régions éloignées qui n’ont peut-être que ces points de presse télévisés comme source de nouvelles : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1692763/covid-19-plaintes-absence-francais-gouvernement-ontario.

J’ai eu des discussions régulières depuis ces dernières semaines avec le gouvernement. J’ai soulevé les enjeux avec le premier ministre, la ministre Mulroney et la fonction publique et j’ai reçu l’assurance que le gouvernement reconnaît le droit des francophones à recevoir des services équivalents en français à ceux offerts à l’ensemble de la population.

Et nous voyons des avancées importantes qui découlent de nos démarches.  Je suis très heureuse de voir que le gouvernement réagit en temps réel pour offrir maintenant la traduction simultanée lors des points de presse quotidiens.

Il y a toujours façon de mieux faire les choses, de s’améliorer, et je pense que la situation actuelle le démontre bien. J’observe de près ce que fait le gouvernement et je suis très engagée auprès de la communauté et à l’écoute, en préparation du bilan que je ferai et des leçons à tirer de situations exceptionnelles comme celle dans laquelle nous nous trouvons.

À l’automne, lorsque je présenterai mon premier rapport annuel, j’attacherai une importance particulière aux constats de la crise de la COVID-19, ainsi qu’aux situations d’urgence de façon générale. Ces moments où les francophones sont doublement vulnérables démontrent qu’on doit avoir une planification solide et des ressources autant humaines que matérielles, pour être en mesure de fournir une offre réellement équivalente de services en français.

Les plaintes que je reçois me démontrent un besoin de revoir nos pratiques en cas d’urgence afin d’être à la hauteur de ce que les francophones sont en droit de recevoir de la part de leur gouvernement.

Soyez assuré(e)s que je demeure engagée, vigilante et prête à poursuivre mes démarches afin d’enrichir les services en français dans notre province.

Kelly Burke
Ombudsman adjointe et Commissaire aux services en français